25 Juillet 2017

L’instrument SWIM part en Chine

Le modèle de vol de SWIM, l'instrument français embarqué sur le satellite franco-chinois CFOSAT, part début août en Chine où il va être livré à DFH Satellite Co. à Beijing pour son intégration sur le satellite et la campagne d'essais qui suivra.

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L’instrument SWIM en salle blanche à Pékin. © CNES

SWIM a quitté Toulouse le 3 août (il a été assemblé chez Thales Alenia Space), direction le Luxembourg d'où il est reparti le 9 août à bord d'un avion cargo pour Beijing sa destination finale.

Les équipes ET/LO et Projet CFOSAT l'accompagnent dans son voyage vers l'empire du milieu.

Arrivé chez DFH, il a été assemblé et subira des essais pendant presque une année, jusqu'au lancement de CFOSAT prévu en août 2018.

Les grandes étapes du calendrier sont les suivantes :

- Livraison du modèle de vol SWIM à DFH -> début août 2017
- Installation --> 28 août 2017
- Activités AIT et essais -> jusqu'en juin 2018
- Transfert vers le site de lancement de Jiuquan -> juillet 2018
- Lancement de CFOSAT -> août 2018

Le projet CFOSAT (China France Oceanography SATellite) fournira en temps réel et depuis l’espace, une cartographie du vent et des vagues à la surface des océans. Pour la première fois, les agences spatiales française et chinoise coopèrent pour lancer un satellite à vocation scientifique en 2018. Ce satellite embarque à son bord deux radars très innovants fournis l’un par la France et l’autre par la Chine.

Ces instruments sont le fruit des efforts conséquents de R&T menés sur les technologies, l’ingénierie et les algorithmes depuis 2006.

  • SCAT sera le premier diffusiomètre « fan beam » (RFSCAT) à voler dans l’espace afin de mesurer à l’échelle globale des océans le vecteur vent. Il fournira en même temps une large fauchée et une grande précision de mesure directionnelle.
  • SWIM sera quant à lui le premier diffusiomètre pour la mesure des vagues. Il fournira des données sur leur direction, leur hauteur et leur longueur d’onde avec une couverture globale des océans.

Les données scientifiques fournies par le satellite sont attendues avec impatience par les communautés océanographique, météorologique et climatologique afin de comprendre les interactions atmosphère-océan et améliorer les prédictions météorologiques et climatiques. 
Depuis le début du projet CFOSAT, des échanges bilatéraux étroits et fréquents sont requis et ont permis de définir les interfaces. Les nombreuses campagnes de validation ont été menées depuis le mois d’août sous forme d’équipes intégrées franco-chinoises pour consolider la phase d’intégration finale du satellite à Beijing.

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